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LA FAIBLE POSITION DES FEMMES - 7 mars 2008 -

Injustice ou malédiction historique ?

Seuls 7,6% des postes de haute direction seraient en France tenus par des femmes.

Or, aucune représentante du sexe dit "faible" n’arrive à ce genre de position pour la seule raison qu’elle est femme. Les femmes n’y arrivent qu’en raison de leurs qualifications, des démonstrations de talent trouvées dans leur passé professionnel, et des succès que l’historique laisse espérer pour le futur qui leur sera confié.

La qualification provient certes des caractéristiques personnelles, mais surtout de l’expérience et du patrimoine universitaire ; ce dernier influence copieusement les responsabilités confiées, surtout en début de carrière, et donc l’expérience accumulée.

L’Ecole Polytechnique, qui se flatte de préparer l’élite de l’armée, de la haute administration, des services publics, et de quelques industries, n’acceptait que des garçons jusqu’en 1972. HEC, dont Louis Gallois est diplômé, jusqu’en 1973. C’est dire que la probabilité de trouver une HEC ou une Polytechnicienne PDG d’EADS à la place de Louis Gallois est arithmétiquement et concrètement nulle : la plus ancienne de ces jeunes femmes est de huit ans moins expérimentée que Louis Gallois et que ses camarades d’études, puis de carrière.

Et en plus, lorsqu’elles furent enfin acceptées, les filles étaient alors soixante fois moins nombreuses que leurs camarades garçons à Polytechnique, et dix fois moins à HEC.

Trouver aujourd’hui 7,6% de femmes parmi les dirigeants souligne un exploit remarquable quand on pense qu’il y a trente cinq ans elles étaient rigoureusement écartées des meilleures écoles, et ne représentaient ailleurs qu’une infime proportion des diplômes conduisant aux situation discutées ici.

Ces exclusions étant enfin terminées, nous trouvons 20% de filles dans la promotion rentrée en 2006 à l’Ecole Polytechnique ; c’est un peu mieux qu’à l’Ecole Centrale de Paris, qui pourtant accueille les filles depuis 1917 ; et nettement moins bien qu’à HEC qui proclame 40 à 50% de filles sur les bancs de ses amphis.

Ce pourcentage actuel nous dit que dans trente cinq ans, les hommes quinquagénaires dotés initialement des meilleures qualifications, puis des expériences les plus convaincantes seront encore bien plus nombreux que les femmes de talent effectif équivalent. Tenant compte de celles qui auront fait le choix de rester au foyer, ou de se consacrer légitimement à leurs enfants d’abord, nous pourrions espérer logiquement 20% de femmes dans les postes de haute direction alors, sauf à proclamer qu’elles sont génétiquement plus douées, ou que notre système de formation des élites ne mérite aucune confiance.

Dans soixante dix ans, peut-être, les filles seront enfin arrivées en proportion égale à des qualifications similaires, et statistiquement à des positions identiques dans les hautes responsabilités.

Pour le présent, la solution n’est pas de crucifier les employeurs qui cherchent honnêtement les talents et les prennent là où ils les trouvent, quel que soit le sexe. Mieux vaudrait critiquer lucidement le système national d’identification et de préparation des talents, qui progresse dans l’égalitarisme à vitesse d’escargot.

Il aura des conséquences durables, et il nous faudra "vivre avec" en s’abstenant surtout de promouvoir des responsables discutablement qualifiées pour démontrer au bon peuple ravi que les chances sont égales entre les sexes : éloquent sur les bonnes intentions en faveur des femmes, inexistant dans la réalité de la solution, ce stratagème artificiel de basse démagogie alimentaire finirait par être coûteux.

JP, l’avocat du diable.

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- Fonction publique
- Productivité
- L'âge de la retraite
- Solidarité nationale
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- Crise du logement
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- Chiffres de la croissance
- Derrière les OGM

Sources : Politique.com, JP "L'avocat du Diable"

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