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LE TERRORISME INTERNATIONAL

Le terrorisme international peut s'appréhender sous les angles sociologique et juridique.
D’un point de vue sociologique, le terrorisme est le fait des Etats et de quelques groupes armés privés dont les motivations peuvent être idéologiques ou mercantiles.
L'écrivain André Glucksmann définit ses participants ainsi : "Je nomme terroriste l’homme armé qui agresse délibérément les êtres désarmés". L’acte terroriste serait donc une attaque de civils sans défense.

Cette forme de violence a toujours existé mais prend aujourd’hui une ampleur rarement égalée, illustrée par les attentats du 11 Septembre 2001 perpétrés par Al-Quaïda. On peut alors parler d’un terrorisme de destruction de masse. Aujourd’hui, les armées nationales ne détiennent plus le monopole de cette destruction massive.

La raison de cette transformation est l’accès de tous aux technologies de la communication et de l’information.
Cet hyperterrorisme a pour principaux objectifs la déstabilisation de système(s) politique(s) voire de civilisation(s) entière(s), ce sans limite de cible ni de lieu (Al Quaïda an Afghanistan, aux USA..., la secte Aoum et les attentats de Tokyo, etc.) tandis qu'auparavant le terrorisme dit "classique" se limitait à des zones géographiques/ cibles particulières.
Aujourd’hui, on assiste à la création de réseaux internationaux, qui exploitent des instruments financiers complexes pour développer/ protéger leurs actions.

Cependant, il existe depuis 1999 une Convention internationale sur la répression du financement du terrorisme, mettant l’accent sur l’acte destiné à tuer des civils désarmés.
Mais la question n’est évidemment pas résolue, car pour lutter contre le terrorisme il faudrait revoir la définition de l'agression prévalant en droit international : "Attaque armée d’un Etat contre un autre Etat".
Cette définition que l'on retrouve par exemple dans la Charte de l’ONU s’applique aux rapports interétatiques mais ne permet pas de parler d’agression quand une organisation terroriste est en jeu.

En 2001, l’ONU va prendre une résolution créant le Comité des Nations-unies contre le terrorisme. Mais il n’a pas de fonction policière ou militaire et ne peux donc pas prendre de mesures coercitives.
Il n’a aucun pouvoir de sanction et ne joue qu’un rôle d’assistance en aidant les Etats à se doter d’un arsenal préventif. Il s’est spécialisé dans la question du financement du terrorisme, et prône une coopération internationale intense.

La même année, le Conseil de Sécurité de l’ONU a pris une résolution qui énonce un principe fondamental "Extradé ou puni" : quelque soit le lieu ou l’acte terroriste a été commis, c’est le principe de la compétence universelle des Etats qui s'applique.

En 2004, le Conseil de Sécurité de l’ONU a décidé de renforcer les méthodes de travail du comité et pose la question de l’assistance fournie aux Etats. Une nouvelle résolution est alors adoptée et le Conseil réaffirme que le terrorisme sous toutes ces formes constitue l’un des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationale.
C’est un sujet éminement délicat car il touche également aux notions de blanchiment, de trafic de drogue et plus généralement à la criminalité transnationale.

Au niveau de l’Union européenne, 2002 a vu créé le mandat d’arrêt européen. Dès lors, une décision judiciaire d’un Etat européen peut conduire à l’arrestation d’un individu dans un autre Etat de l'Union et l’Etat tiers devra remettre la personne à l’Etat où l’individu a été condamné/ recherché.
Diverses décisions-cadre définissent en parallèle un ensemble d’actes graves, dont le terrorisme, posant ainsi les jalons de la future création d’une autorité judiciaire européenne.

Si elle sauve à n'en pas douter des vies, la lutte antiterroriste représente également une menace pour les libertés publiques au regard des dernières lois promulguées aux Etats-unis : tout d'abord l’Antiterrorism Act de 1991, celui de 1996, le Patriot Act de 2001, lequel sera amendé (lire : adouci) en 2005.

A suivre...

Sources : Politique.com, Kestudy.

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