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JAPON : LE SYSTEME POLITIQUE
Au lendemain de la 2ème guerre mondiale,
et plus précisément depuis 1946, année
qui vit l’adoption de la Constitution actuellement
en vigueur, le Japon est une démocratie parlementaire
dotée d’un système bicaméral (le
Kokkai ou Diète), très proche d’un
système
de monarchie constitutionnelle.
Ce constat reste néanmoins à nuancer car si
l’Empereur était autrefois investi d’un
pouvoir absolu de droit divin, il n’a désormais
plus aucune prérogatives, hors celle toute symbolique
d’ "incarnation physique" du Japon (cf. Chapitre
premier de la Constitution).
Le Cabinet concentre le pouvoir
exécutif, exercice
duquel il est responsable devant la Diète), composé du
Premier ministre et de ses ministres, tous issus de la société civile.
Le Premier ministre doit être un membre de la Diète,
qui le choisit. Le 1er ministre peut nommer/ démettre
les ministres, en majorité des membres du Parlement.
La Constitution attribue la souveraineté, qui revenait
auparavant à l'Empereur, au Peuple japonais, et l'Empereur
est défini comme symbole de l'état. Le suffrage
est toujours universel et secret (tous les hommes et femmes âgés
d’au moins 20 ans ont le droit de vote).
Le pouvoir législatif est
lui dévolu à la
chambre basse, la Chambre des représentants (Shûgi-in)
de 480 sièges, dont les membres sont élus
au suffrage universel tous les quatre ans, et d'une chambre
haute, la Chambre des conseillers (Sangiin) de 242 sièges,
conseillers élus eux pour six ans.
Autrefois entre les mains des shôguns,
le pouvoir "réel" ne
lui a été confié qu'à partir
du début de l’ère Meiji (1867) avec l'empereur
Mutsuhito (Meiji Tennô).
Suite à la capitulation japonaise de 1945 et de la
Constitution adoptée peu après (1946), l'empereur
(Empereur Hirohito - Shôwa Tennô) renonce à son
caractère de droit divin, il ne fait plus que nommer
le Premier ministre et le président de la Cour suprême. Il conserve néanmoins une influence importante en
tant que symbole (comme l'indique les articles qui lui sont
consacrés au chapitre I de la Constitution) . il est
le garant de l'unité, de l'intégrité et
de la continuité du Japon et de ses traditions.
Il reste le chef du shintô.
La Diète est composée de deux chambres : - La
Chambre des représentants :
Elle est élue au suffrage universel majoritaire à un
tour avec une dose de proportionnel.
Pour être élu directement le candidat doit
avoir obtenu au moins 25% des voix.
- La Chambre des conseillers :
146 de ses membres sont élus au
suffrage universel dans des circonscriptions locales. Les
96 autres membres
de la Chambre des conseillers sont élus au scrutin
de liste proportionnel dans des circonscriptions
plus larges devant représenter l'ensemble du territoire.
En savoir
plus...
Il est nommé par l'empereur, choisi par la Diète.
En cas de désaccord entre les chambres, c'est à la
Chambre des représentants à qui il échoit
la désignation du Premier Ministre. En pratique le
Premier Ministre est toujours issu du parti majoritaire à la
Chambre des représentants.
Il existe de nombreux partis politiques reflétant
toutes les tendances de la société japonaise. Deux partis dominent cependant la vie publique : le Parti
Libéral-Démocrate (PLD), conservateur, et le
Parti Social-Démocrate (PSD), de centre-gauche ; la
coalition actuellement au pouvoir est constituée
du PLD et du Komeitô. PSD et PC forment l’opposition.
- Liste non-exhaustive des principaux partis
présents à la
Diète
- le Parti libéral démocrate (PLD) - Jiyû Minshutô ou
Jimintô - Le PLD est le principal parti du Japon, dans un contexte
d’instabilité "chronique" puisque
pas moins de 11 premiers ministres se sont succédés
entre 1989 et 2000.
L'actuel Premier ministre, Shinzo Abe est issu du PLD, lequel,
parti dominant de 1955 à 1991/ 93 (perte des élections
de 1993 suite à la défection de nombreux personnages-clés),
plutôt conservateur, a assuré la reconstruction
du pays et l’a durablement repositionné dans
le grand concert démocratique mondial.
Parmi les grandes figures sorties de ses rangs, on retrouve
Tanaka, Nakasone, Koizumi...
- le Parti de la justice et de l'intégrité -
Nouveau Komeitô -
Créé en 1964, c’est un parti politique
d’essence théocratique, lié à la
secte Sôka-Gakkai, et le deuxième parti politique
d'opposition du pays (en nombre de sièges occupés à la
Diète).
Ce parti prônant une politique "propre" et
publie un certain nombre de journaux dont le Komei Shimbun.
- le Parti social démocrate (PSD) - Shakai Minshutô ou
Shamintô -
Dissous en 1907, il renaît en 1945, puis change plusieurs
fois de dénomination. Exemple : 1978, Parti social-démocrate
unifié (Shakai Minshu Rengô). Il remporte pour
la première fois les élections
en juillet 1993, face au PLD grâce à l’alliance
formée avec le Sakigake,
- le Parti communiste japonais
(PC) - Kyosantô - Parti minoritaire, il fut créé en 1922 comme
une branche du Komintern par des membres du parti socialiste
(Sakai Toshihiko, Yamakawa Hitoshi, Arahata Kanson).
Cette affiliation "douteuse" fit que les membres
de ce parti furent pourchassés jusqu'en 1945, date à partir
de laquelle le parti se voit reconnaître une existence
légale. Il compte aujourd'hui près de 400 000
adhérents.
- la Ligue Libérale : Jiyûrengô,
-
le Parti Socialiste d'Okinawa : Okinawa Shakai Taishûtô, - le Parti Japonais des Travailleurs : Nihon Rôdôtô,
-
le Parti Nationaliste du Japon : Nihon Kokumintô, - le Parti pour une Nouvelle Société : Nihon
Shinshakaitô,
- le Parti pour une Économie Mondiale : Sekai Keizai
Kyôdôtaitô, - le Parti pour la Paix : Heiwatô,
- le Parti Féministe : Jôseitô, - le Parti pour les Sports et la Paix : Supo-tsu Heiwatô,
- le Parti pour le Progrès Public : Nihon Kôshintô,
- le Parti du Renouveau : Nihon Ishinseitô - Shinpû,
- le Club Dainîn : Dainiin kurabu.
- Anciens partis politiques
- le Parti du Renouveau Shinshintô 1994-1997, provenant
de la fusion de 7 partis, avant d'éclater en 1997.
- le Nouveau Parti Japonais Nihon Shintô 1992-1994,
devenu une composante du Parti du Renouveau,
- le Shinseitô 1993-1994, devenu lui aussi une composante
du Parti du Renouveau,
- le Parti Conservateur Hoshutô 2000-2002 devenu le
Nouveau Parti conservateur (NPC, Hoshu Shinto) 2002-2003
avant d'être absorbé par le PLD,
- le Nouveau Parti Précurseur Shintô Sakigake
de 1993 à 1998 devenu successivement de1998 à 2002
le Parti Précurseur Sakigake puis, depuis 2002, l'Assemblée
Verte Midorino Kaigi, de tendance écologiste,
- le Parti démocrate du Japon (PDJ) Minshutô,
fusionné en 2003 avec le parti libéral.
Sources : Politique.com, Wikipédia.
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