Actualité politique en France et à l'étranger
Donner, c'est agir
A propos     Actualité     Ressources     Dossiers     Forum     Contact     Accueil  

Plan du site
Dessins & Caricatures
Revue de presse
Forum

L'ASIE DU SUD-EST APRES LE TSUNAMI

  • Vers la plus grande opération humanitaire jamais réalisée...?

Le bilan est lourd : près de 275 000 morts et 30 000 disparus. La communauté internationale est confrontée à un des plus imposants cataclysmes de l'histoire et se mobilise pour la récolte des fonds d'aide aux pays sinistrés. L'Indonésie et le Sri Lanka sont les plus touchés en termes de pertes humaines, avec respectivement 229 000 et 31 000 morts confirmés. Quant aux dégâts matériels, ils sont estimés à plus de 10 milliards d'euros.

Autres points marquants : Un séisme de magnitude 9 sur l'échelle de Richter, des déplacements de l'île thaîlandaise de Phuket de 15 centimètres, de la côte de Sumatra et de l'île de Simeulue (Indonésie) de 3 mètres chacune, tandis que le Pôle Nord lui-même a bougé sur 2,5 centimètres !

  • Par "chance", les pays les plus affectés sont parmi les plus stables de la région :

- Indonésie :
L'archipel connaît une sérieuse instabilité politique depuis la chute de Suharto (1998) et son image internationale reste brouillée en raison des attentats de Bali et Djakarta, les diverses tentations sécessionnistes, la valse des présidents et un niveau de corruption endémique.
Toutefois le tourisme, 2ème source de devises du pays (autour de 5% du PIB) et qui permet d'attirer plus de 5 millions de visiteurs par an, ne devrait guère souffrir davantage des conséquences du raz-de-marée. En effet, Sumatra, l'île la plus touchée, est un lieu relativement peu fréquenté par les touristes et les principales infrastructures n'ont été que partiellement endommagées.

- Sri-Lanka :
L'ancienne Ceylan avait fait du tourisme sa stratégie de développement n°1, au prix de lourds investissements au cours de ces dernières années. Aujourd'hui, nombre des nouveaux complexes ont été détruits, et tout est à reconstruire dans une nation où les tensions demeurent entre la majorité cinghalaise et les Tigres tamouls, le tout dans un contexte budgétaire difficile.
Quelques motifs d'espoir cependant : l'aide internationale ne tarit pas depuis 2003, et l'activité touristique ne représentait encore avant la catastrophe qu'un faible 1,8% du PIB (4ème source de devises).

- Thailande :
Seul le sud du royaume, peu développé, a vu ses capacités touristiques dévastées, ce qui devrait préserver le tourisme local, représentant 6% du PIB et 2ème source de devises du pays.
En pleine campagne électorale, la Thailande devrait résister sans trop de dommages aux retombées économiques du tsunami.

- Inde :
Refusant l'aide internationale, le pays entend gérer lui-même la catastrophe. Puissance régionale rivale de la Chine, l'Inde connait une forte croissance que le raz-de-marée ne devrait pas ralentir. Le tourisme n'y représente en effet que 2% du PIB.

- Maldives :
Les îles Maldives l'ont échappé belle en frôlant la destruction totale de l'archipel. Mais les conséquences économiques sont terribles : le tourisme représentait 33% de l'activité totale et plus de 560 000 visiteurs annuels (à rapporter à une population d'environ 200 000 âmes).
On estime que 75% des capacités hôtelières sont annihilées, tandis que dans le même temps le secteur textile et la pêche, (principaux revenus d'appoint du pays), connaissent des difficultés croissantes (suppression des quotas d'importation et autres dispositions tarifaires préférentielles).

  • L'aide humanitaire

La mobilisation internationale reste forte, les dons privés s'ajoutant à des aides publiques déjà conséquentes : l'Allemagne a débloqué près de 670 millions de dollars, le Japon 500, l'Australie 385, les Etats-Unis 350, la Norvège 180, le Royaume-Uni 85, la France et le Canada 60 chacun. Dans son ensemble, l'Union européenne offre environ 1,5 milliard d'euros.
Reste à savoir si toutes ces promesses seront tenues scrupuleusement, celles faites après le séisme de Bam (Iran) n'ayant été remplies que très partiellement. Il semblerait pour l'heure que ce soit le cas.

De même, si l'élan de solidarité est indiscutable, les problèmes demeurent : il reste difficile d'acheminer l'aide matérielle et le risque de catastrophe sanitaire reste important. Soucis logistiques, accès réduit à l'eau potable et pluies diluviennes compliquent considérablement le travail des sauveteurs.

L'ONU coordonne l'action humanitaire : parmi les principaux projets, la fourniture d'abris et produits non-alimentaires (222 millions de dollars), de vivres (215 millions), de moyens de communication et de transports (145 millions), de médicaments/ personnel médical qualifié (122 millions) et de reconstruction des infrastructures économiques (110 millions)...
Mais ces efforts ne doivent pas faire oublier l'essentiel, soit la prévention des risques à travers la mise en place de systèmes d'alerte aux tsunamis dans l'Océan Indien.
Pour que l'Histoire ne se répète pas...

  • Pour leur venir en aide :

Adressez vos dons à :
- Croix Rouge
- Medecins du Monde
- Secours Populaire
- Unicef
- Handicap-International
- Solidarites
- Action contre la faim

Sources : Politique.com.

Page précédente.../ Haut de page...



Politique.com © POLITIQUE 2004-2007. Tous droits réservés.

Chambres d'hôtes - Nouvelle Calédonie - Afrique du Sud - République tchèque - Corée du Sud - Slovénie - Epices - Cabourg - Brocéliande