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AFRIQUE : SITUATION DANS LA REGION
DES GRANDS LACS
La communauté internationale
s'investit pour ramener la paix dans la région
des Grands Lacs...
Les conflits armés ont caractérisé les
pays de la région des Grands Lacs (Afrique centrale)
durant la dernière décennie. C'est pour résoudre
ces conflits que la communauté internationale a appuyé la
mise en place des transitions en République démocratique
du Congo et au Burundi, transitions devant être sanctionnées
par des élections dans ces deux pays.
C'est en partenaire résolu que le conseil de sécurité de
l'ONU, dirigé par l'ambassadeur français à l'ONU,
Jean-Marc de la Sablière, était en mission
du 21 au 25 novembre 2004 dans les Grands Lacs. La
mission a séjourné à Kinshasa
le dimanche 21 novembre 2004 afin de faire un état
des lieux de la transition en République Démocratique du
Congo (RDC) ; puis à Bujumbura,
dans le même but. Cet état des lieux vaut son
pesant d'or dans la mesure où les animateurs de la
transition congolaise traînent les pieds pour un aboutissement
rapide et heureux de la transition.
C'est dans le même cadre que le secrétaire
général de l'ONU, Kofi Annan, réclame
un plan de paix global pour les Grands Lacs. Dénonçant "des
années de mauvais gouvernements" qui ont plongé la
région dans le chaos et la pauvreté, le secrétaire
général des Nations unies a appelé les
participants à la conférence sur la région
des Grands Lacs à lui donner la possibilité d'exprimer
son potentiel en adoptant un document de fin de réunion
qui la dote d'un plan de paix global détaillé.
Et les responsables politiques de la région ?
Quant aux responsables politiques locaux, premiers
acteurs dans le rétablissement de la paix dans la
région, les efforts sont consentis visiblement mais
la volonté politique n'est pas encore au rendez-vous.
C'est pour cela qu'une conférence internationale
sur les Grands Lacs était organisée à Dar-es-Salaam.
En effet, les ministres des affaires étrangères
des onze pays qui participent à cette conférence
ont adopté jeudi 18 novembre 2004 un projet de déclaration
commune. Ce projet de "Déclaration
de Dar-es-Salaam" a été signé et
proclamé ces vendredi 19 et samedi 20 novembre 2004
par les chefs d'Etat de cette zone, l'une des plus troublées
du monde. Il s'agit d'un engagement que les chefs d'Etat
doivent prendre et honorer au regard de leur vision régionale
sur les questions de la paix et sécurité, démocratie
et bonne gouvernance, développement et intégration
régionale ainsi que les questions humanitaires et
sociales.
Cependant, les lampions du sommet de Dar-es-Salaam ne se
sont pas encore éteints que les Grands Lacs se trouvent à la
veille d'une nouvelle conflagration. Trois jours après
ce sommet, ce mardi 23 novembre 2004, le Rwanda a annoncé qu'il
se préparait à attaquer les rebelles des Forces
De Libération du Rwanda (FDLR) sur le sol congolais,
les accusant de semer la terreur au Rwanda à partir de
la frontière
congolaise. En réponse, le gouvernement congolais
(RDC) a affirmé qu'il se défendrait contre
toute incursion d'une armée étrangère
sur le sol congolais.
Une nouvelle flambée des violences dans l'Est de
la RDC compromettrait
le processus de transition dans ce pays et aurait des conséquences
incalculables sur l'ensemble de la région des Grands
Lacs...
Par notre correspondant J. N. Ng.
Sources : Politique.com.
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