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ITALIE : ELECTIONS LEGISLATIVES
2006
Victoire à la Pyrrhus pour la coalition
de centre-gauche menée par Romano Prodi qui obtient
49,8% des voix contre 49,73% pour la coalition de centre-droit
de Silvio Berlusconi à la Chambre des députés,
scrutin marqué par une forte participation (près
de 84%).
La différence de quelque 25 000 voix a suscité une
vive réaction du Président du Conseil sortant, lequel
a demandé un
recomptage "floridien" de bulletins selon lui litigieux.
Prime de majorité incluse, l'Unione
de R. Prodi obtient 342 sièges sur un total de 630, son adversaire 281,
chiffre non définitif en attente de la validation
de certains votes en provenance des Italiens résidant à l'étranger.
Au Sénat, la différence est
plus ténue
: seulement deux sièges d'avance (158 contre
156) pour Prodi et ses troupes, marge de manoeuvre très étroite
pour impulser de véritables réformes au pays,
dans un contexte constitutionnel de bicaméralisme
assurant une semblable importance politique aux deux chambres
parlementaires.
Forza Italia, le parti fondé par Silvio Berlusconi,
reste le 1er parti italien avec 23,7% de l'ensemble des suffrages
exprimés, devant les Démocrates de gauche (18%)
et l'Alliance Nationale (12,3%).
Ajoutons que l'idée lancée le 11 avril par
le Cavaliere d'une "Grande coalition" à l'allemande
s'est vue promptement rejetée par Romano Prodi et
que la constitution du nouveau gouvernement ne devrait pas
intervenir avant le 18 mai, date à laquelle le mandat
de sept ans de l'actuel Président de la République
italienne (Carlo Azeglio Ciampi, 85 ans) expirera.
Chambre des députés (en nombre
de sièges, résultats quasi définitifs)
:
- centre-gauche : 342 sièges dont 220 pour L'Olivier,
41 pour la Refondation communiste et 81 pour les formations "autres",
- centre-droit : 281 sièges dont 137 pour Forza Italia,
71 pour l'Alliance nationale, 26 pour la Ligue du Nord et
47 pour les formations "autres".
Sénat (en nombre de sièges, résultats
quasi définitifs) :
- centre-gauche : 158 sièges dont 62 pour les Démocrates
de gauche, 39 pour Marguerite, 27 pour la Refondation communiste
et 30 pour les formations "autres",
- centre-droit : 156 sièges dont 81 pour Forza Italia,
41 pour l'Alliance nationale, 21 pour l'UDC et 13 pour a
Ligue du Nord.
- Le calendrier politique 2006
- 28
avril 2006 : installation du nouveau Parlement et élection
des Présidents de la chambre des députés
et du Sénat,
- 2 et 3 mai 2006 : constitution des différents groupes
parlementaires,
- 12 et 13 mai 2006 : élection du Chef de l'Etat.
Le Président de la Chambre des députés
convoque le Parlement pour désigner le nouveau Président
de la République,
- 18 mai 2006 : formation du gouvernement, qui reçoit
alors l'investiture du nouveau Chef de l'Etat, puis prête
serment avec l'approbation des deux Chambres,
- 28 et 29 mai 2006 : élections locales dans près
de 1 300 communes, 8 provinces et la région Sicile,
- 11 et 12 juin 2006 : second tour des élections locales,
- 11 et 18 juin 2006 : référendum confirmatif
sur la réforme constitutionnelle de novembre 2005
renforçant les pouvoirs du Président du Conseil
et des régions.
- Quelques unes des poursuites engagées
contre Silvio Berlusconi
- affaire Mondadori (corruption de magistrat) :
reconnu coupable. Prescription,
- affaire de la loge maçonnique P2 (faux
témoignage)
: amnistié,
- affaire All Iberian (corruption) : reconnu coupable.
Prescription,
- affaire All Iberian 2 (faux bilan) : non-lieu
grâce à la
nouvelle loi dépénalisant le faux bilan,
- affaire SME 1 (corruption judiciaire) : reconnu
coupable. Prescription,
- affaire SME - Ariosto 1 (corruption judiciaire)
: acquitté pour
insuffisance de preuves. Une nouvelle loi abroge la possibilité d'appel
en cas d'acquittement du prévenu,
- affaire SME - Ariosto 2 (faux bilan) : non-lieu
grâce à la
nouvelle loi sur le faux bilan,
- affaire Lentini (faux bilan) : prescription grâce à la
nouvelle loi sur le faux bilan,
- affaire Macherio (faux bilan, fraude fiscale)
: prescription pour faux bilan et acquittement pour fraude,
- affaire Fininvest (acquisition illégale, faux bilan)
: prescription grâce à la nouvelle loi sur le
faux bilan,
- affaire Médusa Cinema (faux bilan) : condamné en
1ère instance, acquitté en appel au bénéfice
du doute. Acquitté en cassation,
- affaire des pots-de-vin de la Brigade des finances :
condamné en
1ère instance, prescription en appel pour 3 des 4
chefs d'inculpation retenus et acquittement pour le dernier,
- affaire du partage du marché publicitaire entre
la RAI et Mediaset (abus de pouvoir) : classement faute
de preuves,
- affaire des droits TV (abus de pouvoir, faux bilan) : en
cours,
- affaire Mills (corruption, faux témoignage) : en
cours,
- affaire Telecinco (fraude fiscale, violation loi
anti-trust espagnole) : en cours.
Sources : Politique.com, A.
Stille in "Citizen Berlusconi", AFP, Les Echos.
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