Actualité politique en France et à l'étranger
Donner, c'est agir
A propos     Actualité     Ressources     Dossiers     Forum     Contact     Accueil  

Plan du site
Dessins & Caricatures
Revue de presse
Forum

ELECTIONS PRESIDENTIELLES DEPUIS 1958, COMMUNICATION POLITIQUE ET DROIT CONSTITUTIONNEL - Partie II -

Les dispositions relatives aux élections présidentielles évoluent évidemment au vu des nouveaux éléments technologiques, sociaux... se faisant jour progressivement.

Les enjeux en terme de communication politique posés par l’élection présidentielle de 1974...

Dans sa déclaration du 24 mai 1974, le Conseil constitutionnel définit les différentes priorités :
- la présentation des candidats (nombre de présentations, formes des présentations),
- les opérations consécutives au premier tour de scrutin (article 17 du décret du 14 mars 1964 : si la majorité absolue n’est pas atteinte au premier tour de scrutin, le Conseil constitutionnel doit faire connaître au plus tard le mardi suivant à 20h le nombre de suffrages obtenus par chacun des candidats en présence),
- l’hypothèse du décès d’un candidat (le cas n’est pas envisagé précisément, ce qui risque de poser éventuellement un problème d’appréciation délicat)
- les sondages d’opinions (réalisés et publiés au cours de la campagne présidentielle de 1974, ils ont tenu une place considérable dans les commentaires consacrés à cette campagne par la presse, la radio, la télévision. Cette situation est incontestablement ennuyeuse).

… qui ne resteront pas sans réponses législatives.

En réponse à des diverses interrogations du Conseil constitutionnel, l’article 7 de la Constitution est à nouveau modifié, cette fois selon la procédure de l’article 89 :
- une loi organique modifie la loi de 1962 en augmentant le nombre des présentations de 100 à 500 et en imposant la publicité de leurs auteurs,
- une loi de 1977 réglemente "la publication et la diffusion de certains sondages",
- en 1988, deux lois organiques élargissent le droit de présentation de candidats à l’élection présidentielle,
- une troisième loi organique de 1988 impose la déclaration de patrimoine des candidats et la publication de leurs comptes de campagne.

L’effort est poursuivi en 1993 et surtout en 1995 : trois textes modifient en profondeurs la réglementation en interdisant tout financement des campagnes électorales et des partis par des personnes morales, en plafonnant plus sévèrement les dépenses électorales, en encourageant le financement de la vie politique par les citoyens, et en réformant le régime du financement public.

Les médias, du fait de leur pouvoir d’influence, sont contrôlés par le CSA (temps de parole équivalent pour tous les candidats, débats de l’entre-deux tours réglementé…).

L’article 7 est rectifié à plusieurs reprises pour préciser l’organisation technique des élections présidentielles, et les règles concernant des situations exceptionnelles (comme le décès d’un candidat entre les deux tours).

Par exemple on peut lire dans l’article 7 : "Le Président de la République est élu à la majorité des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé le deuxième dimanche suivant à un second tour. Seuls peuvent s’y présenter les deux candidats qui (…) se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour".

Auteur : M. Creux pour Politique.com.

Page précédente.../ Haut de page...



Politique.com © POLITIQUE 2004-2007. Tous droits réservés.

Chambres d'hôtes - Nouvelle Calédonie - Afrique du Sud - République tchèque - Corée du Sud - Slovénie - Epices - Cabourg - Brocéliande