Actualité politique en France et à l'étranger
Donner, c'est agir
A propos     Actualité     Ressources     Dossiers     Forum     Contact     Accueil  

Plan du site
Dessins & Caricatures
Revue de presse
Forum

LE BUDGET DE L'ETAT (Règles et exécution)

  • Règles

1. Principe d’annualité :
Le budget est établi chaque année pour un an.

2. Principe d’unité :
Il oblige à présenter au Parlement un seul document recensant l’ensemble des recettes et dépenses autorisées pour l’année. Seuls les budgets autonomes (personnalité morale distincte de l’état) et annexes (Journal officiel, les Monnaies et médailles, les Postes avant 1991...) dérogent à ce principe d’unité.

3. Principe d’universalité :
Il oblige à faire interdire les compensations entre toutes les dépenses et toutes les recettes. Dans la pratique, ce principe n’est pas toujours respecté par l’administration (ex : fonte de canons en bronze pour un monument).

  • Exécution

1. Séparation des agents.
L’opération d’exécution du budget (2 processus distincts) est dévolue à 2 autorités séparées, soient les "ordonnateurs" et les "comptables" :
- La phase administrative :
Elle se constitue de l’engagement, la liquidation et l’ordonnancement des dépenses (et/ ou la liquidation de la recette et l’établissement du titre). Elle est entre les mains des ordonnateurs (ministres, préfets…) des services concernés.
- La phase comptable :
Elle consiste en l’encaissement/ décaissement des ressources financières. Elle est confiée aux agents du Ministère des Finances et/ ou comptables du Trésor. Ils doivent contrôler la régularité juridique des titres présentés.

NB : La responsabilité des ordonnateurs est celle inhérente au statut de membres du collège public : les comptables sont donc soumis à un régime de responsabilité spécifique et d’une grande sévérité.

2. Dépense/ recette publique.
L’opération de dépense publique est composée d’une phase administrative (engagement, liquidation et ordonnancement) et d’une phase comptable (contrôle de la régularité, paiement).
Les créances contre le Trésor sont prescrites après un délai de 4 ans (sauf exceptions : recours juridiques…) pour réduire le nombre d’arriérés à traiter.

Le percepteur reçoit le paiement des impôts directs au nom de l’administration des Impôts. Les autres impôts sont versés directement par les contribuables à l’administration (pas de séparation entre l’administrateur et le comptable).
L’ "état exécutoire" est employé pour faire rentrer les recettes hors impôts. L’Etat peut par exemple créer un titre exécutoire et utiliser les voies d’exécution forcée (si le débiteur s’y oppose par voie juridique, il y a lieu de surseoir à cette exécution en attendant le rendu du juge).

3. Le Trésor public.
Le Trésor public est un ensemble de services (sans personnalité morale distincte), regroupant les directions du Trésor, de la comptabilité publique, de la dette et de diverses commissions.
Il s’occupe essentiellement des services financiers de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics.

Le Trésor a un double rôle d’exécution du budget :
- Il perçoit recettes et dépenses et répartit les fonds alloués à chacun des postes spécifiés,
- Il doit également pouvoir répondre à une éventuelle insuffisance de trésorerie.

Le Trésor dispose de plusieurs types de ressources :
- Recettes normales (impôts…)
- Circuits financiers (liquidités des CCP, Caisse des Dépôts…)
- Emprunts (auprès des banques, bons du Trésor…)
- Avances (émission de billets par la Banque de France, gouvernements étrangers.. .)

4. Contrôle de l’exécution du budget.
Toutes les opérations de recette et de dépense sont contrôlées soit par l’administration des Finances, soit par le Parlement (loi de règlement) soit par la Cour des Comptes (qui a des attributions juridictionnelles et administratives).

La Cour des Comptes vérifie la bonne tenue des comptes et rend l’arrêt approprié (décharge, quitus, avance ou débet).
Elle publie également un rapport annuel, lequel recense les principales irrégularités budgétaires.
Enfin certaines de ses prérogatives sont exercées par 24 Chambres régionales des comptes qui statuent en premier ressort sur les comptes des comptables publics de leur compétence (régions, départements, communes de plus de 2 000 habitants).

Sanctions des irrégularités :
La responsabilité des comptables est personnelle, automatique et pécuniaire et peut être invoquée par tous moyens.
La responsabilité des administrateurs est en pratique difficile à exercer. Pour y remédier, la création d’une cour de discipline budgétaire a été décidée.

Cette cour est un tribunal formé de membres de la cour des comptes (50%) et du Conseil d’Etat (50%). Elle peut être saisie par les présidents des assemblées, membres du gouvernement, la Cour des Comptes et/ ou son Procureur général. Ministres et secrétaires d’état échappent à sa compétence et les sanctions dont elle dispose sont pécuniaires (amendes).

Sources : Politique.com.

Page précédente.../ Haut de page...



Politique.com © POLITIQUE 2004-2007. Tous droits réservés.

Chambres d'hôtes - Nouvelle Calédonie - Afrique du Sud - République tchèque - Corée du Sud - Slovénie - Epices - Cabourg - Brocéliande