Actualité politique en France et à l'étranger
Donner, c'est agir
A propos     Actualité     Ressources     Dossiers     Forum     Contact     Accueil  

Plan du site
Dessins & Caricatures
Revue de presse
Forum

LA CAMPAGNE DES PRESIDENTIELLES 2007 ET LE FINANCEMENT POLITIQUE

  • Plafonds

Les plafonds des dépenses électorales pour un candidat s'établissent à :
- 15,481 millions d'euros pour le premier tour,
- 20,679 millions d'euros pour le second tour, dans l’hypothèse (évidente) où le candidat est qualifié pour y participer.

La moitié de ces sommes lui sera remboursée s’il parvient à obtenir plus de 5% des suffrages exprimés dans la limite de ses apports personnels.

Les montants indiqués devraient être actualisés au début de l’année 2007.

Pour information, 2 graphiques reprenant les dépenses liées à l'élection présidentielle de 2002, candidat par candidat.

Montant total des dépenses (par candidat). Cliquez sur l'image pour agrandir.

Dépenses de la campagne électorale (montant total par candidat)

Rapport dépenses/ voix "récoltées" (par candidat). Cliquez sur l'image pour agrandir.

Dépenses de la campagne électorale (rapport dépenses/ votes)

  • Financement

Seuls les partis politiques et les personnes physiques (les personnes morales sont donc exclues de ce mécanisme de dons) peuvent participer au financement de la campagne, à hauteur de 150 euros pour les versements en espèce.

Passé ce seuil, ils ne peuvent excéder la somme de 4 600 euros pour toute personne physique, ce pour toute la durée de la campagne et impérativement effectués par carte bancaire, chèque, prélèvement automatique ou encore virement.

Afin d’établir son apport financier personnel, le candidat peut recourir à des contributions de partis politiques (les dépenses engagées directement par ces structures n’ouvrent pas droit à remboursement mais entrent néanmoins dans le calcul du plafond de dépenses), à la vente d’objets promotionnels liés à sa personne, à un prêt bancaire (sous réserve du respect de l’interdiction des avances et/ ou prêts que pourraient consentir des personnes physiques), à des concours en nature du candidat…

Plusieurs points pourraient s’avérer difficiles à vérifier pour la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) :

- les liens du candidat avec le parti dont il est issu, et les mouvements de fonds correspondants : seuls doivent être remboursés par l’Etat-contribuable, dans la limite du plafond autorisé, les frais engagés par le candidat (et non le parti).

Par exemple, les intérêts d’un emprunt consenti par un parti à un candidat ne seront pas remboursables, et le seront si le prêt émane d’une banque cette fois,

- la rétroactivité des dépenses de campagne au 1er avril (?!) 2006. Un exemple est fourni par l’examen des dépenses engagées par un éditeur pour la promotion d’un livre par un candidat (futur ou déclaré).

Celles-ci doivent être remboursées par le candidat et intégrées dans les comptes de campagne (au cas contraire, assimilable à une aide en nature d’une personne morale),

- les frais liés au dépenses de personnel ou à l’occupation de locaux ne seront remboursés que s’ils entrent spécifiquement dans le cadre de la campagne présidentielle.

- les comptes doivent être ventilés très précisément afin d’éviter des "cagnottages" de petits partis tentés de gonfler leurs dépenses de campagne pour le scrutin présidentiel et d’utiliser ces ressources pour les scrutins suivants (élections législatives de 2007, municipales de 2008).

  • Internet et le financement politique

Peu à peu, l’irruption du Net comme outil privilégié de communication des hommes/ partis politiques se fait sentir, entraînant par là-même une redéfinition du cadre juridique afférent.

Le Forum des droits sur l’Internet (FDI) vient d’effectuer une mise à jour de sa recommandation "Internet et communication électorale" (disponible ici - format .pdf). De nouveaux usages apparaissent, tels que les blogs, vlogs (blogs video), podcasts et flux RSS qui transforment les possibilités d’interactivité pour les acteurs de la classe politique.

Cette recommandation clarifie les questions soulevées par les campagnes publicitaires "au clic", les adhésions, les dons en ligne.

A titre d’exemple, le Parti socialiste (Ps) revendique 80 000 nouveaux adhérents (campagne lancée depuis mars 2006, cotisation de 20 euros) par le biais de son site Internet, l’UMP 180 000 (campagne lancée depuis novembre 2004, cotisation de 25 euros), dont 30 000 depuis septembre 2005.

Ces éléments chiffrés restent néanmoins à être nuancés, certaines de ces nouvelles inscriptions auraient été néanmoins été enregistrées sans aucune campagne d’e-marketing politique.

Bien d’autres questions restent en suspens, comme celle du bénévolat/ militantisme en ligne, certains bénévoles apportant une véritable expertise (lire : ayant une "valeur") aux candidats bénéficiant de leur soutien.

Autre exemple, le site Desirsdavenir.org, site officiel de la candidate Ségolène Royal (qui surfe elle aussi sur la vague embryonnaire de la "démocratie participative"), emploie 1 salarié (webmaster) et 45 bénévoles pour le travail de modération.

  • Mandataire

La désignation d’un mandataire, chargé d’établir le règlement de l’ensemble des dépenses de la campagne, est obligatoire avant toute collecte de fonds. Justificatifs de dépenses comme de recettes doivent pouvoir être produites suite à demande des services de l’Etat concernés.

  • Exclusions

Les frais afférents aux campagnes publicitaires TV et radio, d’impression/ mise en place des programmes de candidature, d’affichage sur les emplacements officiels réservés à cet effet.

En complément :
- l'enjeu financier des législatives 2007 pour les partis politiques

Sources : Politique.com, FDI, CNCCFP.

Page précédente.../ Haut de page...



Politique.com © POLITIQUE 2004-2007. Tous droits réservés.

Chambres d'hôtes - Nouvelle Calédonie - Afrique du Sud - République tchèque - Corée du Sud - Slovénie - Epices - Cabourg - Brocéliande