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LE DROIT DE VOTE
Apparu pour la première fois en France
en 1791, le droit de vote ne fut longtemps qu’un privilège
réservé a une minorité restreinte
de la population française.
Il est alors dévolu aux "citoyens actifs" de
sexe masculin, âgés d’au moins 25 ans
et payant une contribution directe équivalant à 3
journées de travail (cens).
De plus ces citoyens ne votent que pour élire un collège
de délégués, lesquels élisent
ensuite les députés (suffrage indirect). Cette
modalité sera supprimée en 1817.
La route vers le droit de vote tel que nous le connaissons
aujourd’hui se fait progressivement :
Le montant d’imposition requis est baissé d’un
tiers (1830), puis les électeurs participent aux élections
municipales (1831), puis cantonales (1833).
Mars 1848 voit naître le suffrage universel
masculin, tous les citoyens mâles âgés
de plus de 21 ans peuvent désormais voter, à l’exclusion
des militaires, des colons hors métropole...(environ
9 millions d’électeurs). Le droit d'être élu
est accordé à tout électeur de plus de 25 ans.
Il faudra attendre l'ordonnance du 21 avril 1944 (effective
le 29 avril 1945 lors des élections
municipales) pour que les femmes se voient
reconnaître le droit de vote au même
titre que les hommes, évolution permise par la reconnaissance
de la société de l’importance croissante
des femmes. Les différents conflits qui ensanglantent
la France ont en effet conduit bien des femmes à assumer
un rôle prépondérant dans la gestion
de la cellule familiale, puisque la place des hommes en âge
de se battre est au front.
Le principe de l’idéal démocratique "un
homme, une voix" est ainsi affirmé.
Des aménagements progressifs viennent se greffer depuis
cette avancée majeure, comme l’élection
au suffrage universel direct du
Président de la République, l’abaissement
de la majorité électorale à 18
ans (1975), la participation aux élections
européennes (1979) et régionales (1986),
la possibilité offerte aux résidents étrangers
appartenant à un autre pays de l’Union Européenne
de voter aux élections
municipales de leur lieu de résidence (1998),
la loi sur la parité (2000)…
Quelques questions restent en suspens, comme celle du droit
de vote des étrangers hors U.E. pour les élections
locales ou les remèdes au désintérêt
d'une partie de la population française pour la politique.
Voter n’est pas un droit, mais un devoir.
Sources : Politique.com.
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