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ELECTION PRESIDENTIELLE DU 24 AVRIL
ET 8 MAI 1988
Depuis les dernières élections
législatives de mars 1986 et la victoire de
l’opposition menée par le RPR et l’UDF,
une phase de "cohabitation" a
rétabli un fragile équilibre des pouvoirs.
Le Président sortant, François
Mitterrand (PS) voit se dresser sur sa route Jacques
Chirac (RPR), son Premier ministre.
A droite, Raymond Barre, Premier ministre de 1976 à 1981
représente l’UDF (centre-droit) tandis que Jean-Marie
Le Pen (Front National) espère confirmer la percée
de l’extrême-droite enregistrée
en 1986 (9,8%).
La gauche (plus particulièrement l’extrême-gauche)
dispose d’une pléthore de candidats : à F.
Mitterrand viennent s’ajouter Antoine Waechter
(écologistes), André Lajoinie (PCF), Pierre
Juquin (dissident du PCF qui mène les "rénovateurs")
ainsi que les trotskistes Arlette Laguiller (LO) et Pierre
Boussel (MPTT).
Le cadre réglementaire se
perfectionne :
- Depuis les lois n° 88-226 et n° 88-227 du 11 mars
1988 relatives à la transparence financière
de la vie politique, le mode de financement des
partis politiques est profondément transformé :
statut de personne morale, contrôle des revenus/dépenses…
- Ces mêmes lois obligent les candidats à adresser
au Conseil constitutionnel les comptes de campagne et une
déclaration de situation patrimoniale personnelle.
Le président élu est alors tenu de fournir
une nouvelle attestation à la fin de son mandat, publiée
au Journal Officiel (JO).
- De nouvelles instances sont créées,
telles que la Haute Autorité de l’Audiovisuel
(HAA) puis la Commission Nationale de la Communication et
des Libertés (CNCL) qui régulent la communication
audiovisuelle, véritables "ancêtres" de
l’instance actuelle, le Conseil Supérieur de
l’Audiovisuel (CSA).
Sources : Politique.com.
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