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ELECTION PRESIDENTIELLE DU 26 AVRIL
ET 10 MAI 1981
A droite, Valéry
Giscard d’Estaing termine son mandat, fragilisé par
l’affaire des "diamants de Bokassa". Les
gaullistes du Rassemblement Pour la République (RPR)
derrière Jacques
Chirac n’hésitent plus à se démarquer
de la politique suivie par le Président et son gouvernement.
Une droite éclatée se déchire alors
au premier tour, où se présentent (outre Messieurs Giscard et Chirac)
Michel Debré, ancien Premier ministre du général de
Gaulle, et Marie-France Garaud, ancienne conseillère
de Georges
Pompidou et Jacques
Chirac.
L’union de la gauche scellée en 1974 n’est
plus après les remous de l’automne 1977 et la
défaite enregistrée au cours des législatives de
mars 1978, tandis qu’au Parti Socialiste, François
Mitterrand fait face aux ambitions de Michel Rocard.
Malgré tout F.
Mitterrand se présente pour la troisième
fois au nom du PS. Georges Marchais, secrétaire général,
emmène le Parti Communiste Français (PCF) et
Michel Crépeau, député-maire de La Rochelle,
le Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG). L’extrême
gauche voit Arlette Laguiller représenter Lutte Ouvrière
(LO) et Huguette Bouchardeau le Parti Socialiste Unifie (PSU).
A noter la candidature de l’humoriste Michel Colucci,
dit Coluche, lequel ne recueillera pas les 500 signatures
nécessaires pour pouvoir se présenter ainsi
que celle de Brice Lalonde, repreneur du flambeau écologiste.
Le cadre juridique de la campagne électorale
est sensiblement renforcé :
- Le nombre d’élus devant parrainer les candidats
passe de 100 à 500 et doivent provenir d’au
moins 30 départements différents (les signatures
d’un même département ne pouvant pas excéder
un dixième du minimum requis), ce afin d’éviter
la multiplication des candidatures connue en 1974. De même,
l’identité des parrains est rendue publique.
- La loi n° 77-808 du 19 juillet 1977 prohibe la publication
de sondage(s) le jour du vote, mais aussi durant la dernière
semaine précédant chaque tour de scrutin. D’autres
mesures restrictives sont adoptées, comme la création
d’une Commission des sondages, la mention obligatoire
de l’organisme sondeur, des méthodes employées
(date, nombre de personnes interrogées)...
- La publicité par voie de presse est également
interdite pendant la campagne.
La campagne de 1981 établit définitivement
l’importance acquis par le marketing politique, illustrée
par l’affiche du publicitaire J. Séguéla "La
force tranquille" pour le candidat Mitterrand.
Sources : Politique.com.
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