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ELECTION PRESIDENTIELLE DU 5 ET
19 MAI 1974
La situation du pays est sensiblement différente
de celle connue en 1969 : la conjoncture économique
est plutôt mauvaise, ce qui entraîne
une vague de chômage dans un contexte d’inflation
des prix.
Un dénominateur commun avec 1969 : cette élection
survient inopinément suite au décès
de Georges
Pompidou le 2 avril. Alain
Poher (surnommé "Manpower" par les gazettes
!) assure une nouvelle fois l'intérim de la fonction
présidentielle.
La droite est divisée. Jacques Chaban-Delmas,
ancien Premier ministre (1969-1972), représente les
gaullistes de l'UDR, mais gaffe en annonçant sa candidature
peu après l'oraison funèbre de G.
Pompidou.
Une minorité "dissidente" (avec Jacques
Chirac à sa tête) soutient le ministre des
Finances, Valéry
Giscard d'Estaing, candidat de la droite centriste.
Enfin Jean Royer, ministre de l'Artisanat et du Commerce
et maire de Tours, se pose en défenseur des "petits
commerçants", électorat traditionnellement
conservateur.
Le premier tour remplira donc un rôle de révélateur
(" primaires") pour la droite en désignant
son candidat pour le second tour.
La gauche est cette fois unie sur un programme
commun et se rassemble derrière François
Mitterrand, Premier secrétaire du Parti Socialiste
(successeur de la SFIO) depuis 1971.
Les nouveautés du scrutin sont :
- la candidature de René Dumont, lequel conduit le courant écologiste
pour la première fois sur l’échiquier
politique,
- Un total record de 12 candidats au premier tour.
- Deux figures de la scène politique française
font leurs premiers pas au cours de ces présidentielles :
Arlette Laguiller (Extrême gauche), créditée
de 2,3% des suffrages exprimés.
Jean-Marie Le Pen (Extrême droite), avec 0,7%.
- Un débat diffusé à la télévision
et à la radio confronte entre les deux tours (10 mai)
les deux derniers candidats, Messieurs Giscard d'Estaing
et Mitterrand (suivi par plus de 20 millions de Français
!).
D'une manière plus générale,
la campagne de 1974 consacre l'émergence
du marketing politique en France, en mettant
l’accent davantage sur l'image des candidats que sur
leur programme.
Sources : Politique.com.
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