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ELECTION PRESIDENTIELLE DU 5 ET
19 DECEMBRE 1965
- Première élection du
Président de la République au suffrage
universel direct depuis le 10 décembre
1848, qui avait vu l’emporter Louis-Napoléon
Bonaparte, futur Napoléon III.
- Le général de
Gaulle achève son premier mandat présidentiel
sept ans après avoir été porté au
pouvoir par un collège de grands électeurs
(21 décembre 1958).
- Les gaullistes de l'UNR-UDT. contrôlent
l'Assemblée nationale, détenant la majorité absolue
avec leurs alliés du parti des Républicains
indépendants. Georges
Pompidou est Premier ministre depuis avril 1962.
- Six candidats sont en lice (premier tour)
:
Ch.
de Gaulle lequel retarde l’annonce de sa candidature
jusqu’au 4 novembre,
F.
Mitterrand se déclare candidat le 4 septembre,
et devient le candidat unique de la gauche en recevant l’appui
de la SFIO, du PCF, et du Parti radical,
J. Lecanuet représente le courant démocrate-chrétien
dont se réclame le Mouvement Républicain Populaire
(MRP),
J-L. Tixier-Vignancour, avocat, ancien fervent partisan de
l'Algérie française,
M. Barbu, sans étiquette, président d'une association
de "petits" propriétaires,
P. Marcilhacy, sénateur (Charente), détracteur
de la fonction présidentielle (?!).
- 1965 est la première campagne électorale
en France utilisant le tout jeune vecteur d'influence qu'est
la télévision, ce
qui favorise le développement des candidatures d'opposition
et instaure un certain principe d'égalité entre
les forces en présence.
- On assiste également à l'apparition
des sondages d'opinion, lesquels
indiquent une réélection plus difficile que
prévue pour le général de
Gaulle.
Celui-ci se distingue au premier tour en n’utilisant
pas tout le temps d'antenne qui lui est imparti. Marcel Barbu
offre lui son temps de parole aux autres candidats tandis
que Jean Lecanuet s’inspire pour sa campagne des méthodes
modernes utilisées aux Etats-Unis par J.F. Kennedy
en 1960 et s'auto-proclame "le troisième homme".
Sources : Politique.com.
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